Fabrication d'accessoires de violon

Dépouillé de ses accessoires, le violon s’allège d’un quart de sa masse…
Cordes, chevalet, touche, chevilles, mentonnière et cordier — autant de fragments adaptés à l’instrument par la main du luthier, patience et savoir mêlés.

Si le violon a traversé trois siècles presque inchangé dans sa forme, son équipement, lui, a connu de profondes métamorphoses.

Une révolution silencieuse, reflet de l’évolution musicale

la quête d’une voix plus puissante, d’une justesse plus fine, d’une virtuosité toujours plus audacieuse, poussée par les progrès des cordes et des matières.

Le confort du jeu

la liberté du chant se sont affinés avec l’apparition de la mentonnière, ou de la pique du violoncelle, ces inventions modestes qui ont changé le rapport au geste et porté l’évolution musicale. Le choix des accessoires façonne à la fois le regard et l’écoute, habillant l’instrument de beauté et de voix.
Ils remplissent d’abord une mission essentielle : sans eux, la musique s’interrompt. Une cheville défaillante, et l’harmonie vacille.

Au contact direct de l’instrument et du musicien, ils sont le lien sensible, l’interface intime entre la main et la musique.
Car si ce lien n’est pas établi, le musicien, entravé, peine à faire résonner son être !

Les Bois d'Harmonie